La première des libertés est la liberté de tout dire.

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Une passion qui veut garder la tête froide

En septembre 2000, paraissait le premier numéro des “Nouvelles de Roumanie". La passion, froide, éprouvée par ses deux fondateurs - Henri Gillet et Dolorès Sirbu-Ghiran - pour ce pays, a eu souvent du mal à résister à la pression des évènements.
Comment ne pas s'indigner alors du traitement imbécile que lui réservaient les médias occidentaux, le réduisant à ses chiens errants, aux orphelinats et aux petits voleurs de parcmètres ?
Comment ne pas se révolter devant la permanence en Roumanie d'un système qui méprise les citoyens, désespère la société et permet à une caste de faire main basse sur les richesses nationales ?
Oui, il fallait garder la tête froide pour bien parler de la Roumanie. Dire sans relâche ce qui la défigure. La comprendre dans sa fragilité, ses interrogations. L'aimer pour son authenticité et son génie. En essayant de ne pas se tromper… Rude tâche car pour bien saisir un pays, il faut le connaître.
Un merveilleux instrument permet de l'explorer. Internet. Plus de douze millions de sites lui sont dédiés. Aux "Nouvelles", entre huit et dix heures par jour sont consacrées à leur découverte. Grâce à lui, une dizaine de journaux roumains, autant de magazines et revues, sont épluchés quotidiennement.
C’est simple, sans Internet, "Les Nouvelles de Roumanie" n'existeraient pas.
Les chaînes de télévision roumaines captées par le satellite, et regardées chaque soir, le téléphone, dont l'importance se faisait particulièrement sentir voici encore peu… lorsque la facture de France Télécom, régnant seul sur ce domaine, arrivait, complètent ce dispositif.

Mille savoir-faire et près de vingt métiers différents

Mais bien sûr, se limiter à donner une image virtuelle de la Roumanie n’aurait pas permis d’en saisir la complexité, d’en exprimer la vitalité, de l'expliquer, de la faire comprendre et ressentir. D'où des voyages de plus en plus fréquents entrepris par "Les Nouvelles", sur place. De quatre par an au début, ils sont passés aujourd’hui à près d’une dizaine. De quinze jours ou un mois pour la plupart, deux mois pour les plus longs, engendrant de multiples rencontres, reportages, interviews, découvertes.
Au fil des numéros, la Roumanie et le magazine ont envahi la vie de leurs deux concepteurs. Les semaines sont passées à deux fois 35 heures, les week-ends et les fêtes ont été oubliés. Lors des réveillons, le champagne du Nouvel an sert surtout de pause dans le bouclage de la revue qui s'achève dans l'effervescence pour être prête à livrer dès le 2 janvier.
En déplacement, la lecture des journaux roumains et le suivi de l'actualité sont toujours de rigueur. L'ordinateur portable permet de grappiller sur les moments libres, les longs trajets en train, les attentes aux aéroports, pour taper quelques articles.
Faire un journal demande mille savoir-faire. D'écrire à le poster, chaque stade de sa fabrication exige connaissance des règlements, des pratiques. Etre comptable, maquettiste, correcteur, journaliste, photographe, administrateur, surveiller les abonnements, expédier la revue, répondre en roumain au téléphone, écrire en français et comprendre l'anglais sur Internet… au total, ce sont près de vingt métiers ou tâches, parfois très éloignés, que requiert la sortie d'un numéro. A partager à deux…

Une immense tendresse à l'égard d'une Roumanie qui irrite


Evidemment, ce n'est pas exactement la préretraite puis la retraite tranquilles envisagée par Henri Gillet au terme d'une carrière de 35 ans de journalisme, avec l'idée de faire un magazine comme passe-temps. Sa passion du métier a vite repris le dessus avec, enfin, ce rêve à portée de main : faire un journal à soi, professionnel, exigeant en qualité, déterminé à rendre compte de la réalité, même s'il faut prendre des risques pour cela, et soucieux de l'expliquer. Avec l'indépendance et la liberté en prime. Un journal qui ne soit pas inodore, sans saveur, sans couleur, mais qui n'hésite pas à s'engager quand cela lui paraît nécessaire.
Pour Dolores Sîrbu-Ghiran, sa compagne, la volonté était trop forte de faire découvrir son pays, injustement méconnu, avec ses travers s'il le faut, ses richesses, ses interrogations, et ainsi faire oublier les clichés réducteurs dont on l'affuble.
Pour tous les deux, il s’agissait sans doute d’exprimer une immense tendresse à l'égard d'une Roumanie qui les irrite autant qu'elle les émeut.
C'était une aventure de se lancer dans "Les Nouvelles". Il fallait miser sur le désir d’en savoir plus de lecteurs frustrés par le manque d'informations sur la Roumanie, mais difficiles à identifier et contacter car dispersés à travers la France et les pays francophones. Très nombreux sont encore aujourd’hui ceux qui ignorent l’existence de la revue et il n’est pas simple de s’en faire connaître. Le site Internet devrait y contribuer.
Sans recette envisageable autre que les hypothétiques abonnements à venir, excluant la publicité, le seul moyen de financer le déficit prévisible de la revue reposait sur la modeste retraite des fondateurs, étant entendu que ceux-ci ne se verseraient aucune rémunération, leur intervention étant entièrement bénévole. Ils ont eu recours systématiquement à ce procédé depuis sa création, comblant eux-mêmes le déficit d’exploitation, qui s’est atténué au fil des ans mais subsiste toujours.

Rencontre révolutionnaire inattendue

Mais l'aventure permet de soulever des montagnes. Pendant la "révolution" de décembre 1989, Henri Gillet - qui avait déjà effectué un premier voyage en Roumanie en 1974 - était parti en reportage pour son journal afin de savoir ce qui se passait dans les campagnes roumaines, tous les journalistes occidentaux s’étant agglutinés à Bucarest. Il s’était aussi chargé de la mission d’établir les relations des 64 communes de son département, la Loire-Atlantique (Nantes), avec les villages roumains qu’elles avaient adoptés au cours de l’année et dont elles n’avaient jamais eu la moindre nouvelle.
Au volant de sa voiture, il avait été arrêté à l'orée d'une petite bourgade proche d’Arad par un groupe de révolutionnaires qui voulaient empêcher d'éventuels commandos de la Securitate d'y entrer. Parmi eux, une jeune femme, Dolores Sîrbu-Ghiran, qui pointait sur sa poitrine une kalachnikov plus intriguée que menaçante. De cette rencontre inattendue sont nées, quelques années plus tard, "Les Nouvelles de Roumanie".

Henri GilletDolores Sîrbu-Ghiran















Les Nouvelles de Roumanie
 

Déjà dix ans d’existence, 5000 lecteurs

La seule revue francophone traitant de tous les aspects de la vie roumaine

 

Dès leur parution, en septembre 2000, « Les Nouvelles de Roumanie » ont affiché leur ambition d’être le plus complet possible. Ainsi, en dix années, plus de 50 numéros et une dizaine de suppléments, ce sont près de 7500 articles qui ont été publiés, lesquels, mis bout à bout, représenteraient l’équivalent de vingt volumes de 400 pages de la collection « J’ai lu ».
« Les Nouvelles de Roumanie » sont la seule revue francophone traitant de l’actualité, de la vie de la société, de la culture et de la connaissance de la Roumanie sous toutes leurs formes, réparties en une trentaine de rubriques. Elles paraissent tous les deux mois, soit six fois par an, et disposent d’un site Internet –www.lesnouvellesderoumanie.eu - entièrement accessible aux abonnés et partiellement aux autres internautes.

Dès l’origine « Les Nouvelles de Roumanie » ont choisi d’informer avec rigueur et professionnalisme, indépendance, liberté de ton, des principes dont elles n’ont pas varié :

« Les Nouvelles de Roumanie » s’inscrivent dans une démarche bénévole, dont le sens est d’agir en faveur de la Roumanie en apportant la plus ample connaissance possible de ce pays à ceux qui ont entrepris de l’aider – ses lecteurs -, afin qu’ils le fassent le mieux possible, en étant bien informés.

La revue compte environ 700 abonnés, ce qui représente plus de 5000 lecteurs, répartis entre France, Belgique, Suisse, Luxembourg et Roumanie. Il s’agit principalement de particuliers ayant des relations suivies avec ce dernier pays, d’associations d’amitié, de comités de jumelages, de bibliothèques communales, de mairies, d’entreprises établies en Roumanie, d’administrations. 300 d’entre-eux ont choisi la formule « abonnement collectif », particulièrement avantageuse puisqu’elle permet de bénéficier d’une réduction allant jusqu’à 50 %, et pratique car, ainsi, « Les Nouvelles de Roumanie » circulent plus vite et touchent davantage de personnes.

Plus de 100 Roumains de Roumanie les reçoivent également, abonnés par des amis français à un prix défiant toute concurrence puisqu’il représente les seuls coûts de fabrication, d’impression et d’expédition de la revue, soit le tiers de son budget, « Les Nouvelles de Roumanie » ayant décidé de ne pas répercuter les autres postes de dépenses dans cette formule. Il s’agit d’aider là aux échanges en offrant aux Roumains francophones la possibilité de lire, de s’informer en français, de comparer avec le traitement de l’actualité dans leur pays, tout en pratiquant une politique tarifaire tenant compte de sa réalité économique.


Henri Gillet
Directeur de la publication


Dolorès Sirbu-Ghiran
Rédactrice en Chef



                                                                                                                                                    
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